L’histoire de CapoeiraShop.fr – Racontée par le fondateur.
L’histoire de CapoeiraShop.fr – Racontée par le fondateur.
Par Romain Clausse (Espiga) — Fondateur de CapoeiraShop.fr
Bonjour, je m’appelle Romain Clausse, on me connaît sous le nom d’Espiga dans le monde de la Capoeira. Je suis Français et le fondateur de CapoeiraShop.fr, la boutique en ligne européenne entièrement dédiée à la Capoeira. Voici comment une idée née d’un besoin simple — trouver du bon matériel de Capoeira en Europe — s’est transformée en une aventure humaine et culturelle.
Comment est née l’idée de CapoeiraShop.fr
Tout a commencé le 13 mars 2013. À cette époque, il existait déjà quelques boutiques de Capoeira en ligne en Europe/usa, mais aucune ne correspondait à ce que j’imaginais. Mon idée était simple : vendre du matériel authentique avec une vraie traçabilité.
Je ne voulais pas vendre “un berimbau”, mais le berimbau du Mestre untel, comme si l’acheteur se rendait directement dans l’atelier du Mestre au Brésil. Ainsi, le client saurait exactement qui a fabriqué son instrument et d’où il vient.
La plupart des boutiques proposaient surtout des vêtements — pantalons, t-shirts, etc. — mais moi, je voulais mettre en avant les instruments traditionnels, car c’est ce qui manquait le plus en Europe. Ce n’est pas le plus rentable, et c'est vraiment plus compliqué à gérer en terme d'importation mais c’est ce que j’aime faire et ce dont la communauté capoeiriste a besoin.
Le lendemain, le 14 mars 2013, je me suis levé en pleine nuit, j’ai enregistré le nom de domaine capoeirashop.fr et commencé à travailler sur le projet. Je ne savais rien de la création de sites web, j’ai tout appris seul, faute de moyens. Avec 1000 euros d’investissement de départ, j’ai acheté un petit stock initial. Presque un an plus tard, en octobre 2013, la boutique ouvrait officiellement ses portes, et le premier envoi a eu lieu le 27 mars 2014. Au début, nous n’avions que 10 références. Chaque commande servait à réinvestir et agrandir petit à petit le catalogue.
Nos produits aujourd’hui
Aujourd’hui, CapoeiraShop.fr propose tout le matériel necessaire à la pratique de la Capoeira :
Instruments de Capoeira : berimbaus, atabaques, pandeiros, agogôs, reco-recos...
Vêtements et uniformes personnalisés : abadás, t-shirts, sweats, cordes, ceintures…
Livres, artisanat et accessoires liés à la culture afro-brésilienne.
La plupart de nos articles viennent directement du Brésil, fabriqués par des artisans et Mestres que je connais personnellement. Chaque instrument raconte une histoire et soutient ceux qui perpétuent cet art.
Une clientèle mondiale et fidèle
Au départ, la majorité de nos clients étaient français. Puis, la boutique s’est développée en Europe, et aujourd’hui, nous expédions des commandes dans le monde entier : États-Unis, Japon, Afrique, et même au Brésil !!
Maintenant nous travaillons beaucoup avec des professionnels de la Capoeira — Mestres, professeurs et associations — qui nous commandent des uniformes personnalisés, cordes, teintures et instruments.
Au fil du temps, nous avons gagné leur confiance. Ce n’était pas évident au début : comme on dit, le Capoeiriste est, par nature méfiant...
Une équipe franco-brésilienne passionnée
À partir des contacts que j’avais déjà au Brésil, j’ai cherché des fournisseurs artisans — souvent des Mestres mais pas toujours — et commencé à faire connaître leur travail à travers la boutique.
Beaucoup ont aimé l’idée et ont accepté de travailler avec moi. Certains ont même commencé à vendre directement à leurs propres clients au Brésil, grâce à la visibilité que la boutique leur a donnée — et ça, ça me rend vraiment heureux.
Avec le temps, j’ai eu besoin de collègues au Brésil pour gérer les commandes, emballer les produits et s’occuper de la partie administrative des exportations.
J’en ai parlé à des amis capoeiristes, et nous avons formé une équipe : certains s’occupent des achats et des emballages, d’autres de la paperasse. Ce sont des personnes indispensables au fonctionnement de la boutique et que je respecte énormément.
Ils sont présentés sur nos réseaux sociaux pour ceux qui souhaitent mieux connaître les piliers de la boutique.
Tous sont capoeiristes professionnels brésiliens, originaires de Salvador, São Paulo et d’autres régions.
5. Mon parcours dans la Capoeira
Pendant mon adolescence, vers 1997, j’étais très timide, mince, et je n’avais jamais pratiqué de sport. J’aimais les films de Bruce Lee, Van Damme, Dacascos, etc. Un ami de l’école, passionné d’arts martiaux, m’a emmené essayer le Kung Fu — mais ça ne m’a pas plu. Ce même ami apportait toujours des magazines d’arts martiaux à l’école, et c’est grâce à eux que j’ai eu mon premier contact avec la Capoeira.
Dans la même periode mon beau-frère m’a parlé du film Only the Strong, avec Mark Dacascos (acteur que j'affectionnais pour ses prouesse en arts martiaux) — coïncidence ou pas, il est passé à la télévision quelques jours plus tard. Je l’ai regardé et j’ai trouvé ça cool, mais ça s’est arrêté là.
Plus tard, le même ami d’école m’a montré des articles sur la Capoeira et m’a encouragé à en pratiquer Comme il n’y avait pas d’académie à proximité, j’ai commencé à m’entraîner seul, avec un livre intitulé La Capoeira : Origines et techniques illustrées, du Mestre Iram Custodio — le seul en français à l’époque.
J’ai appris les mouvements de base avec mon beau-frère sur la plage. J’avais enregistré l’audio du film Only the Strong, La loi du plus fort sur une cassette, et nous faisions nos premiers pas de ginga en l’écoutant, pendant que les gens sur la plage nous regardaient, se demandant ce que nous faisions… À l’époque, presque personne ne connaissait la Capoeira par ici.
Quelques semaines plus tard, j’ai assisté à un festival d’arts martiaux et, pour la première fois, j’ai vu une démonstration de Capoeira en direct ! C’était le professeur Júlio Bonfim et ses élèves (du groupe ABADÁ à l’époque). Un peu plus tard, je les ai rencontrés dans la rue, en uniforme. Je leur ai demandé où ils s’entraînaient, et ils m’ont dit qu’ils donnaient des cours à Toulon, une ville voisine de la mienne.
Autre coïncidence : mon beau-frère habitait là, tout près de l'académie et ma sœur m’a proposé de dormir chez eux après les cours, qui se terminaient tard... Ma mère habitait à plus d’une heure en bus de l’école... Comme je ne pouvais pas payer les cours, ma sœur, déjà en activité professionnelle, a réglé mes mensualités pendant un certain temps. Je lui en serai éternellement reconnaissant.
J’ai donc commencé officiellement la Capoeira en 1999, à 16 ans, au sein du groupe ABADÁ-Capoeira, avec le professeur Júlio Bonfim, lui-même élève du Mestre Sabiá (aujourd’hui du groupe Ginga Mundo). Quelques mois plus tard, le professeur a ouvert des cours à Hyères (ma ville), ce qui a rendu la pratique beaucoup plus accessible. Je marchais 40 minutes pour m’y rendre, mais au moins je n’étais plus dépendant des transports.
Après cinq ans de pratique, j’ai arrêté pendant deux ans pour des raisons personnelles/familiales. À cette période, je travaillais en vendant des livres de porte à porte. Un jour, en 2005, j’ai croisé un ancien partenaire d’entraînement, qui me dit qu’il donnait désormais des cours car le professeur Júlio avait quitté le groupe. Il m’a encouragé à reprendre, et 1 an après, il est parti au Tahiti et m’a demandé de le remplacer dans ses cours. Il disait que ce serait pour un mois… mais il n’est jamais revenu ! C'est ainsi que je me suis retrouvé "obligé" à enseigner car les élèves souhaitaient continuer leus cours avec moi.
C’est à ce moment que ma vision de la Capoeira a complètement changé. Elle n’était plus un simple hobby, mais une véritable profession. J’ai commencé à y consacrer beaucoup plus de temps et d’énergie pour me former et me professionnaliser, travaillant la journée (j'était devenu agent immobilier à cette époque) et donnant des cours le soir et le week-end.
Avec l’aide d’amis, nous avons réussi à entrer en contact avec le Mestre Sabiá, qui avait fondé le groupe Ginga Mundo. Je suis redevenu ainsi élève du Mestre de mon premier professeur. En 2007, j’ai créé l’association Joga Capoeira, qui jusqu’à aujourd’hui travaille sous la bannière Ginga Mundo, sous la supervision du Mestre Sabiá.
En 2013, j’ai quitté mon emploi de négociateur immobilier pour me consacrer entièrement à la Capoeira. C’est également à cette époque que j’ai créé la boutique CapoeiraShop.fr.
Après 11 ans de travail intense, en 2018, ma famille et moi avons décidé de changer de vie et avons déménagé au Portugal, en quête d’une meilleure qualité de vie. J’ai confié la responsabilité de mes activités de Capoeira à mon élève la plus ancienne, la Monitora Anjinho, qui venait de terminer sa formation professionnelle en sport et cherchait un emploi. Aujourd’hui, elle poursuit ces activités professionnellement, et je me limite à superviser, en me rendant en France 3 fois par an pour donner des stages.
Actuellement, je donne des cours dans mon village au Portugal, mais ma principale activité reste la boutique CapoeiraShop.fr.
Les signes du destin
- Dans mon enfance, nous avions une chienne qui s’appelait Brésilia — avec un “é”, et non un “a” comme la capitale. Ne me demandez pas pourquoi mes parents ont choisi ce nom : nous n’avions aucun lien avec le Brésil. Ils m’ont simplement expliqué plus tard qu’ils en aimaient la sonorité. J’ai adoré cette chienne.
Aujourd’hui, j’ai une autre chienne, une labrador toute noire que nous avons appelée Luanda. Ce sont des amis rencontrés grâce à la capoeira qui me l’ont offerte lors de notre arrivée au Portugal.
- Lorsque j’ai arrêté la capoeira pendant quelque temps, je travaillais comme commercial dans une grande entreprise qui récompensait chaque année ses meilleurs vendeurs par un voyage. J’ai beaucoup travaillé, au point de décrocher l’un de ces voyages. Et devinez la destination ? Rio de Janeiro !
Une fois sur place, j’ai assisté à une démonstration de Capoeira pour touristes. Ils ont proposé au public d’essayer… j’ai sauté sur l’occasion. C’est ainsi que j’ai fait mon premier jeu de capoeira dans une roda de rue improvisée, au Brésil ! Cette expérience m’a rappelé à quel point cela me manquait.
Quelques semaines après mon retour en France, j’ai croisé un ami qui m’a encouragé à reprendre l’entraînement. C’est le même ami que je mentionne plus haut, celui qui est parti vivre à Tahiti.
Plus qu’une boutique : un projet culturel et social
Au-delà de la vente, CapoeiraShop.fr a aussi une mission culturelle. J’ai toujours aimé l’histoire de la Capoeira, alors j’ai créé un blog multilingue (traduit en 6 langues) où je publie des articles historiques et culturels.
L'entreprise soutien aussi des projets sociaux culturelles au Brésil au travers de donations ou de soutiens financiers pour le lancement de livre ou encore documentaires.
J’anime également une chaîne YouTube (CapoeiraShop.fr) avec des vidéos d’archives et des documentaires, ainsi qu’un groupe WhatsApp pour échanger entre passionnés.
Mon objectif est simple : diffuser la culture capoeiriste et la rendre accessible à tous, même à ceux qui ne parlent pas portugais.
Les grandes étapes de CapoeiraShop.fr
14/03/2013 Réservation du domaine capoeirashop.fr
24/10/2013 Lancement officiel de la boutique
27/03/2014 Première commande envoyée
16/03/2018 1000 commandes expédiées
12/2019 Lancement du blog CapoeiraShop.fr
05/06/2023 5000 commandes expédiées
01/01/2025 Nouveau logo
19/08/2025 Nouveau design du site
Aujourd’hui
Plus de dix ans après sa création, CapoeiraShop.fr continue de grandir. C’est bien plus qu’un site de vente : c’est une passerelle entre l’Europe et le Brésil, entre les capoeiristes et les artisans qui font vivre cet art au quotidien.
Ma mission reste la même qu’au premier jour : proposer du matériel de qualité, authentique et éthique, tout en valorisant les hommes et les femmes qui le fabriquent et en divulguant la culture brésilienne (plus précisemment la Capoeira).
CapoeiraShop.fr, c’est avant tout le fruit d’années de pratique, de rencontres et d’envie de partager notre passion commune.
Découvrez nos instruments et accessoires de Capoeira sur CapoeiraShop.fr – Berimbaus, atabaques, uniformes et articles sélectionnés avec soin.